Journée de repos (2ème jour de l'étape 4)
Je ne me souviens pas avoir vu Marie et Christian arriver. Bruno, Domi et Christophe ont fini l'étape vers 4 h du matin. J'ai ressombré vite fait dans mon sommeil. Au petit matin, nous pouvions nous féliciter d'être déjà tous arrivés et donc de pouvoir profiter de cette journée de repos, alors que d'autres concurrents n'arriveront que dans la soirée. Mais qu'y a-t-il à faire lors d'une journée de repos en plein désert?
Farniente. Sieste. Rester allongé, ne pas se dépenser inutilement. Envoyer un mail ou deux. Je n'ai pas eu le courage de faire des étirements, je n'en ai pas ressenti le besoin, pas de douleurs particulières. Faire quelques massages à Bruno qui lui avait des contractures aux mollets. Prendre soin de soi. Nous avons eu la chance de n'avoir que de petites ampoules que nous avons soignées nous même.
Manger. Boire. Et aujourd'hui c'est fête! Distribution d'une boisson par l'organisation. Pour moi c'est coca. Cela fait du bien de boire autre chose que de l'eau tiède ou agrémentée d'arôme de boisson énergétique, même si je n'en suis pas encore écoeuré. C'est fête aussi pour manger, Marie sort des noix de cajou, Christian de petits saucissons apéro et Vincent... des fraises tagada qui méritent acclamations.
Puis faire le tour des copains sur le bivouac. Andrea dort. Lolo récupère de sa belle étape et se soigne les pieds bien abimés. Sylvie attend son Michel.
Laurence lance une machine (fait un peu de lessive). Je retourne à la tente pour en faire de même. Le short, comme tous les jours, les chaussettes et les manchons de compression. Puis je fait de même pour Christophe qui lui est parti au travail... Il avait confié en partant un sac de matériel de dentiste à l'équipe des Docs, pour faire des soins urgents et aux gars de Bachir qui s'occupent de monter le bivouac. Il a travaillé ainsi facile 4 heures. Un gars vraiment extraordinaire de gentillesse et de patience, toujours avec le sourire. Sacré Christophe.
Nous recevons aussi de la visite sous notre tente. Patrick, nos ch'tis d'à côté, des docs, des commissaires bivouac et des contrôleurs...
Puis je me prépare à l'étape du lendemain: THE ETAPE MARATHON. 42,2km. Tout le monde dit que ça va être très rapide, que ça va attaquer dans tous les sens. Le terrain y est propice. Très peu de relief, terrain varié, quelques dunes éparses sur la fin. Je suis 53ème au général et si j'en suis là c'est que j'ai toujours fait ma course, sans tenir compte des autres. J'y ai pas mal réfléchi durant cette journée de repos. J'aime aussi me donner dans l'effort et courir vite, mais ce serait dommage de se blesser ou de se mettre en danger vues les conditions de course.
Alors.......