La neige à nouveau
Le réveil sonne. Il est 6 heures. Tout est blanc dehors. Je m'habille chaudement, collants longs, maillot manches longues et veste technique, une pâte d'amande dans la poche au cas où, la frontale et les gants. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait une sortie matinale à jeun. Mes entraînements se déroulaient le plus souvent avec le club ces derniers temps, des séances rapides sur piste. J'y ai beaucoup progressé mais aussi soumis le corps à de fortes contraintes. Quelques douleurs de sciatique m'ont rappelé à l'ordre et m'ont imposé un peu de repos. Un peu difficile à accepter à 2 mois de l'échéance du Marathon des Sables, mais absolument nécessaire. Les douleurs ont diminué et je peux reprendre mes sorties. Je retourne à mes entraînements en forêt, sur un terrain plus souple et moins traumatisant.
Je retrouve la forêt avant le levé du jour, toute enneigée ce matin. L'air est glacial à inhaler et le vent froid et mordant sur le visage. La neige crisse sous mes pieds et je fais ma trace. Je suis le premier à passer par là ce matin. J'ai un peu de mal à courir bien relâché. L'appréhension de la douleur toujours un peu présente et le froid intense en sont vraissemblablement responsables. Mais quel plaisir! La luminosité est suffisante pour ne pas allumer la frontale. Je me réchauffe doucement et arrive à me relâcher. Ma foulée se fait plus fluide. Puis mes pensées vagabondent dans la forêt encore endormie et figée par le froid... me voilà en montagne... puis au chaud dans le désert... le ligne d'arrivée est toute proche... Je sors de la forêt, j'ai le vent de face pour les derniers kilomètres. Je ne sens plus mon visage.
J'aime ces sorties solitaires où je choisi un chemin au gré des mes envies. Cela me manquait en fait. Reste toujours la même question: pourquoi courir de telles distances et dans des conditions aussi difficiles...? Je tente d'y répondre. Parce que j'aime... tiens, voilà la maison. Les enfants sont là et fêtent mon retour. Il est 7h25. Passez une bonne journée.
Je retrouve la forêt avant le levé du jour, toute enneigée ce matin. L'air est glacial à inhaler et le vent froid et mordant sur le visage. La neige crisse sous mes pieds et je fais ma trace. Je suis le premier à passer par là ce matin. J'ai un peu de mal à courir bien relâché. L'appréhension de la douleur toujours un peu présente et le froid intense en sont vraissemblablement responsables. Mais quel plaisir! La luminosité est suffisante pour ne pas allumer la frontale. Je me réchauffe doucement et arrive à me relâcher. Ma foulée se fait plus fluide. Puis mes pensées vagabondent dans la forêt encore endormie et figée par le froid... me voilà en montagne... puis au chaud dans le désert... le ligne d'arrivée est toute proche... Je sors de la forêt, j'ai le vent de face pour les derniers kilomètres. Je ne sens plus mon visage.J'aime ces sorties solitaires où je choisi un chemin au gré des mes envies. Cela me manquait en fait. Reste toujours la même question: pourquoi courir de telles distances et dans des conditions aussi difficiles...? Je tente d'y répondre. Parce que j'aime... tiens, voilà la maison. Les enfants sont là et fêtent mon retour. Il est 7h25. Passez une bonne journée.
Publicité